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Pour survivre, les acariens ont besoin d'un milieu
humide et chaud. Ils se nourrissent de pellicules,
animales et humaines, et prolifèrent surtout
en présence de moisissures. Un couple d'acariens
peut donner naissance à plus de 200 000
individus en moins de 5 mois !
Les scientifiques dénombrent pas moins
de 500000 espèces d'acariens sur la planète,
et on compte entre 2000 et 15000 acariens par
gramme de poussière !. Ils vivent sur les
fibres naturelles ou synthétiques. En milieu
défavorable, si l'air est sec et froid
et la lumière trop forte , ils se cachent
plus profondément dans les matelas, les
peaux d'animaux, les sofas ou encore les tapis
pour s'y multiplier…
L'allergène principal se trouve dans les
déjections des acariens en suspension dans
l'air ambiant. En entrant en contact avec la peau
et la muqueuse respiratoire, ils provoquent des
réactions allergiques telles que le rhume
chronique, l'asthme bronchique et l'eczéma
atopique.
Comment essayer de maîtriser l'exposition
aux acariens ?
La poussière, le climat
La poussière de maison
est un mélange de différents éléments
d'origines humaine et animale (cheveux, poils,
pellicules), de fibres, de spores de champignons,
de plumes, de bactéries d'acariens. Il
y a 150 espèces différentes d'acariens
dans la poussière de maison. Comme on ne
peut venir à bout de toutes les poussières,
notons que le la présence d'acariens dans
la maison n'est pas le signe d'un manque de propreté
!
On obtient un climat défavorable
pour les acariens avec une humidité relative
de l'air ne dépassant pas 50% et une température
de 19 à 21°C (16° à 18°C
dans la chambre à coucher). Des fenêtres
embuées sont un signe d'humidité
élevée de l'air favorisant la croissance
des moisissures et donc la prolifération
des acariens. L'humidité du lit crée
des moisissures invisibles dans la literie, favorisant
ainsi la digestion des peaux mortes absorbées
par les acariens. Leurs déjections sont
en fait les principales substances allergisantes
et continuent à provoquer les symptômes
d'allergies même après la mort des
acariens. Bien souvent les personnes qui souffrent
d'allergies aux acariens pensent souffrir d'allergie
à la plume ou d'allergie à la poussière.
Ceci est dû à une vieille confusion
entre l'endroit où on en trouve beaucoup
(les oreillers en plumes) et les allergènes...A
l'heure actuelle des études prospectives
sur les rhinites allergiques perannuelles (rhinites
chroniques essentiellement liées aux acariens)
évaluent à 20 à 30% les patients
qui développeront un asthme si leur rhinite
n'est pas traitée.
Il faut agir sur l'ensemble des facteurs qui optimisent
leur multiplication :
Dans la chambre
1. Les mesures d'hygiène
domestique jouent un rôle déterminant.
La chambre est la pièce à laquelle
on accorde le plus d'importance: nous y passons
plus d'un tiers de notre vie et les acariens s'y
trouvent en plus grand nombre, notamment dans
la literie. Il est souhaitable de se débarrasser,
ou tout du moins limiter, les garnitures textiles
inutiles : moquettes, rideaux lourds, meubles
capitonnés, les peluches des enfants qui
sont aussi des gîtes favorables aux acariens.
Il faut également interdire l'accès
de la chambre aux animaux domestiques qui favorisent
la pullulation des acariens. Il est préférable
d'utiliser un matelas et des oreillers en mousse
synthétique, un sommier à lattes
et d'éliminer les couettes en plumes.
2. Des tests disponibles en pharmacie
permettent de connaître la teneur en acariens
des poussières et d'adopter ainsi les mesures
les plus adéquates. Des solutions acaricides
et dénaturantes permettent de traiter la
literie mais aussi les moquettes.
3. Il ne faut pas négliger
non plus l'entretien ménager de la maison,
même si cela paraît un peu astreignant
: aspiration quotidienne si possible, des poussières
du sol, nettoyage régulier et soigneux
de la chambre en utilisant un chiffon humide sur
les surfaces du mobilier pour éviter de
mettre en suspension les poussières allergisantes
(en portant si nécessaire un masque pendant
ces travaux d'entretien), aération du lit
ainsi que le lavage des couvertures à l'eau
chaude (plus de 55°C) tous les 3 mois, de
la housse de matelas 2 fois par an à 60°C,
des peluches également, chaque mois, ou
les placer dans un congélateur.
4. Enfin certaines précautions
sont à ne pas négliger :
Ne pas surchauffer la chambre (18° est la
meilleure température), ne pas trop l'humidifier
non plus (un taux idéal se situe entre
40 et 50%). L'aérer en ouvrant largement
les fenêtres; les acariens résistent
mal aux rayons ultraviolets et le soleil constitue
le meilleur acaricide naturel. Ranger les vêtements
dans une armoire fermée. Utiliser des sacs
aspirateurs multicouches ou des filtres HEPA spéciaux
pour y retenir 99,97% de particules de 30 microns.
Eviter les chauffages à air pulsé.
Entre le fond des meubles, tels que les armoires,
et les murs de la chambre laisser un espace de
10 cm. Au lieu d'étagères ouvertes,
utiliser de préférence des commodes
avec des tiroirs qui ferment bien. Dans la chambre,
ne mettez pas de plantes en pots ni d´humidificateurs
car ils stimulent la croissance des moisissures
.
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